Dans mon dernier livre, L’Empire du loft (la suite), je montre que le discours de Sarkozy a su rejoindre celui que tenait la télé-réalité depuis des années : un populisme protestataire qui prétend défendre et mettre en valeur les « vraies » gens contre les élites. Tout l’art communicationnel de Sarkozy est, en effet, de rejoindre les recettes éprouvées par la télé. Sans doute pour me donner raison, il a choisi d’inviter pour sa « garden party » les « victimes » et les « héros anonymes ». Tel était bien dans les années 90 le programme des reality shows : se mettre du côté des victimes et, même, victimiser ceux qu’elle voulait magnifier. Pour aller jusqu’au bout de l’entreprise, elle avait même inventé un for mat : La Nuit de héros, où défilaient tous ces anonymes qui avait un jour eu un geste de bravoure. Sarkozy a repris l’idée avec son 14 juillet 2007. Génération Breugnot ?
Je serai chez Morandini le mercredi 11 juillet à partir de 11h15 pour parler de la télé-réalité.